La situation sécuritaire demeure tendue dans le sud du Tchad. Depuis plusieurs jours, l’armée tchadienne est fortement déployée dans la région du Moyen-Chari, à proximité de la frontière avec la République centrafricaine. Mardi 13 janvier, cette présence militaire s’est traduite par de violents affrontements avec des éléments rebelles du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD), faisant plusieurs morts parmi les combattants et les forces régulières.
Selon des sources locales et sécuritaires, les combats ont éclaté au cours d’opérations de ratissage menées par l’armée tchadienne dans cette zone stratégique, réputée pour sa porosité frontalière. Les échanges de tirs, d’une intensité notable, ont opposé les soldats aux rebelles du MPRD, un mouvement armé actif dans le sud du pays. Si aucun bilan officiel n’a été communiqué, plusieurs pertes humaines ont été confirmées des deux côtés.
Cette flambée de violence intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités tchadiennes, soucieuses de contenir toute tentative de déstabilisation dans les régions méridionales du pays. Le Moyen-Chari, frontalier de la Centrafrique, est régulièrement surveillé en raison des mouvements transfrontaliers de groupes armés et de la circulation d’armes dans la zone.
Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a été faite par le gouvernement tchadien sur l’évolution de la situation ou sur l’ampleur exacte des affrontements. Toutefois, les forces de défense et de sécurité poursuivent leurs opérations afin de reprendre le contrôle total des zones concernées et d’empêcher toute résurgence rebelle.
Ces combats rappellent la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans certaines régions du Tchad, malgré les efforts engagés par les autorités pour stabiliser le pays. Dans l’attente de nouvelles informations, la population locale reste sur le qui-vive, redoutant une extension des violences dans cette région déjà marquée par l’instabilité.
Thom Biakpa




