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mercredi, juillet 1, 2026
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Nucléaire iranien : Malgré l’accord, Nétanyahou menace déjà de frapper à nouveau l’Iran

Les autorités israéliennes n’écartent pas l’hypothèse d’une nouvelle intervention militaire contre l’Iran si elles estiment que le programme nucléaire iranien retrouve une dimension militaire. C’est le message qu’a adressé le Premier ministre Benjamin Nétanyahou lors d’un entretien diffusé mardi soir sur la Chaîne 14, où il a affirmé que les deux opérations menées jusqu’à présent avaient permis de neutraliser la menace immédiate. Selon lui, une troisième offensive pourrait être lancée si les circonstances l’exigeaient.

Ces déclarations interviennent alors que le protocole d’accord conclu à Islamabad est désormais rendu public. Négocié sous la médiation du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, ce texte a été signé à la mi-juin par le président américain Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian afin de mettre un terme à quatre mois de confrontation. L’accord comporte quatorze dispositions prévoyant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, la cessation des opérations militaires sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban, ainsi que l’engagement de l’Iran à ne pas acquérir l’arme nucléaire.

Le document prévoit également que les stocks d’uranium déjà enrichis soient dilués sur le territoire iranien sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique. En contrepartie, les États-Unis doivent débloquer les avoirs iraniens gelés et participer à la reconstruction du pays à hauteur de 300 milliards de dollars. Les deux parties disposent en outre d’un délai de soixante jours pour négocier un accord définitif sur la question de l’enrichissement de l’uranium.

C’est précisément cette dernière question qui demeure la principale source d’incertitude. Le protocole ne tranche pas le devenir des capacités d’enrichissement iraniennes et renvoie cette décision à de futures discussions. Pour le gouvernement israélien, cette absence de décision définitive laisse subsister un risque de reprise du programme nucléaire. Benjamin Nétanyahou a ainsi laissé entendre qu’une reprise des activités d’enrichissement à des fins militaires pourrait justifier une nouvelle intervention.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déjà évoqué cette éventualité en révélant que Tsahal disposerait d’un plan d’opération baptisé « Bleu-Blanc », accompagné d’une liste d’objectifs potentiels. Aucun seuil précis ni calendrier n’ont toutefois été définis publiquement pour un éventuel déclenchement de cette opération.

Sur le plan politique intérieur, ces prises de position alimentent les critiques de l’opposition. Le dirigeant de Yesh Atid, Yaïr Lapid, accuse le gouvernement de tenir un discours contradictoire en présentant simultanément Israël comme proche d’une position de force régionale tout en évoquant une menace existentielle imminente.

L’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot reproche également à l’exécutif de ne pas répondre aux attentes de la population face à la situation sécuritaire.
Au cours du même entretien, Benjamin Nétanyahou a défendu son projet d’élargissement de la coalition gouvernementale avec les partis ultra-orthodoxes ainsi qu’avec le ministre Itamar Ben Gvir. Il a également confirmé sa volonté de poursuivre la réforme du système judiciaire.
Les négociations prévues durant les soixante jours suivant la signature du protocole seront déterminantes.

Elles devront établir si l’Iran accepte de limiter durablement ses capacités d’enrichissement ou si les discussions échouent à produire un accord final. Cette échéance, attendue autour de la mi-août, pourrait ainsi conditionner l’évolution de la crise entre Téhéran et Israël.

Thom Biakpa

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