vendredi, juillet 24, 2026
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Cessez-le-feu entre Washington et Téhéran : L’Iran écarte une proposition américaine relayée par Bagdad

Une nouvelle tentative de désescalade entre les États-Unis et l’Iran n’a pas abouti. Selon des informations rapportées par le New York Times, les autorités iraniennes ont rejeté une proposition de cessez-le-feu portée par le Premier ministre irakien, estimant que le texte ne répondait pas à une question jugée essentielle : le statut du détroit d’Ormuz.

Cette initiative diplomatique est intervenue après un déplacement du chef du gouvernement irakien à Washington, où il s’était entretenu avec Donald Trump. Quelques jours plus tard, il s’est rendu à Téhéran afin de présenter cette offre aux principaux responsables iraniens, notamment le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement et négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

D’après des responsables iraniens et irakiens cités par le quotidien américain, il s’agissait alors de la seule proposition de cessez-le-feu officiellement examinée par les deux parties.

Le principal point d’achoppement concernait le détroit d’Ormuz. Téhéran aurait refusé de donner son accord à un arrangement provisoire qui ne clarifiait pas les questions liées à la souveraineté sur cette voie maritime stratégique. Ce passage, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, demeure un enjeu majeur dans les tensions régionales. Les États-Unis y maintiennent un dispositif naval, tandis que l’Iran continuerait, selon les informations rapportées, de viser des navires commerciaux évoluant dans cette zone.

Sur le plan diplomatique, les échanges sont restés particulièrement tendus. Abbas Araghchi aurait dénoncé une proposition américaine qu’il a qualifiée d’« irrationnelle, excessive et hégémonique ».

Avant même l’arrivée de la délégation irakienne, le chef de la diplomatie iranienne avait indiqué que son pays ne souhaitait pas ouvrir une nouvelle médiation avec Washington, tout en acceptant que Bagdad serve d’intermédiaire pour transmettre des messages entre les deux capitales.

Cette tentative de médiation intervient dans un contexte marqué par plusieurs semaines de confrontations militaires. Les États-Unis auraient évoqué la possibilité d’intensifier leurs frappes contre des infrastructures stratégiques iraniennes. En réponse, des responsables de la République islamique auraient averti qu’une attaque directe contre Téhéran pourrait conduire à un élargissement du conflit, avec un risque d’extension vers Tel-Aviv et une implication accrue des Houthis, notamment à travers une éventuelle fermeture du détroit de Bab al-Mandeb, autre axe essentiel du commerce maritime international.

Ce n’est pas la première fois qu’une initiative diplomatique échoue depuis le début des hostilités. Au printemps, un projet de trêve de quarante-cinq jours élaboré conjointement par l’Égypte, le Pakistan et la Turquie avait déjà été rejeté par l’Iran. Là encore, la question du détroit d’Ormuz figurait parmi les principaux points de désaccord. Le Pakistan avait également présenté, au cours d’une phase précédente de la crise, une feuille de route reposant sur un cessez-le-feu immédiat suivi d’un processus politique destiné à instaurer une solution durable, sans réussir à obtenir l’adhésion des parties concernées.

En raison de ses relations étroites avec l’Iran sur les plans économique et sécuritaire, l’Irak continue de jouer un rôle de médiateur dans ce dossier sensible. Pour l’heure, la Maison Blanche n’a formulé aucune réaction officielle à la suite du refus opposé par Téhéran à cette nouvelle proposition.

Thom Biakpa

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