Le drame survenu dans une mine d’or artisanale de l’ouest de la Centrafrique prend une ampleur considérable. L’effondrement de plusieurs galeries à Zamboyé, mardi 18 août, aurait fait au moins une centaine de morts, selon plusieurs sources locales. De nombreux blessés ont également été recensés, alors que les opérations de recherche se poursuivaient encore mercredi.
Située à environ 50 kilomètres de Baboua, près de la frontière avec le Cameroun, la mine accueillait des centaines de travailleurs artisanaux. Selon le parquet de Baboua, l’accident serait lié à l’effondrement de plusieurs galeries souterraines où des mineurs étaient en activité. Une enquête judiciaire a été ouverte, afin de déterminer les circonstances exactes du drame.
Le bilan demeure toutefois provisoire. Le député de Baboua, Laurent Ngon Baba, a indiqué à l’AFP qu’il était encore trop tôt pour établir un chiffre définitif. Le média public camerounais Cameroon Tribune rapporte pour sa part qu’au moins quatre ressortissants camerounais figurent parmi les victimes.
Après l’accident, plusieurs rescapés ont été évacués vers l’hôpital de Baboua. Les secours et les habitants poursuivaient parallèlement les recherches pour tenter de retrouver d’éventuels survivants ou les corps des personnes encore ensevelies.
Des témoignages recueillis sur place décrivent une scène particulièrement violente. Cédric Mbango, un mineur présent à Zamboyé, a raconté à l’AFP que le terrain s’était soudainement affaissé, ensevelissant plusieurs personnes. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre également une partie du vaste site minier à ciel ouvert s’effondrer sous les yeux des travailleurs.
Ce type d’accident n’est pas inhabituel en Centrafrique, où les conditions d’exploitation artisanale rendent les mineurs particulièrement vulnérables aux éboulements. À la mi-juin, un autre effondrement avait déjà fait plusieurs dizaines de victimes dans la mine d’or de Bé-Mbari, dans le département de Nana-Mambéré, également à proximité de la frontière camerounaise.
Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités camerounaises ont annoncé leur coopération avec leurs homologues centrafricaines. Grégoire Mvongo, gouverneur de la région camerounaise de l’Est, a déclaré à la radio publique CRTV que les deux pays travaillaient ensemble pour prendre en charge les conséquences de l’accident.
Thom Biakpa




