Le Nigeria est secoué par une affaire grave impliquant des militaires et des civils accusés d’avoir préparé un coup d’État. Selon le parquet, six hommes, dont un général de division à la retraite, ont été inculpés le 21 avril et doivent comparaître devant la Haute Cour d’Abuja dès ce mercredi 22 avril.
D’après les autorités, ce complot remonterait à octobre 2025 et aurait impliqué plusieurs dizaines de personnes, parmi lesquelles des officiers supérieurs encore en fonction. Le plan présumé visait des cibles hautement stratégiques à savoir, la prise de contrôle de la résidence présidentielle d’Aso Rock et l’élimination de plusieurs figures clés du pouvoir exécutif et législatif, notamment le président, son vice-président ainsi que les dirigeants du Sénat et de la Chambre des représentants.
Les six accusés font face à une série de charges lourdes, au nombre de treize, incluant la trahison, le terrorisme, le blanchiment d’argent et la non-divulgation d’informations. Ils sont soupçonnés d’avoir soutenu, directement ou indirectement, l’initiateur présumé du complot, un colonel identifié comme le principal organisateur.
L’enquête ne s’arrête pas à ces inculpations. Au total, au moins seize officiers supérieurs ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, appartenant à différentes branches des forces armées. Certains pourraient être jugés par une cour martiale. Par ailleurs, un ancien gouverneur, actuellement en fuite, est soupçonné d’avoir joué un rôle financier dans l’opération.
Dans un premier temps, les autorités avaient minimisé les faits, évoquant de simples problèmes de discipline au sein de l’armée. Mais face à l’ampleur des révélations, le président avait finalement procédé à un vaste remaniement du haut commandement militaire, signe de la gravité de la situation.
Cette affaire met en lumière des tensions internes au sein des institutions sécuritaires du pays et soulève des questions sur la stabilité politique à moyen terme.
Thom Biakpa




