London Escorts sunderland escorts asyabahis.org dumanbet.live pinbahiscasino.com sekabet.net www.olabahisgir.com maltcasino.net faffbet-giris.com asyabahisgo1.com www.dumanbetyenigiris.com pinbahisgo1.com sekabet-giris2.com www.olabahisgo.com maltcasino-giris.com faffbet.net betforward1.org www.betforward.mobi 1xbet-adres.com 1xbet4iran.com romabet1.com www.yasbet2.net www.1xirani.com www.romabet.top www.3btforward1.com 1xbet https://1xbet-farsi4.com بهترین سایت شرط بندی betforward
jeudi, mai 28, 2026
spot_img

Crise xénophobe en Afrique du Sud : Un premier groupe d’environ 300 Ghanéens de retour à Accra

Près de 300 ressortissants ghanéens en provenance d’Afrique du Sud ont regagné Accra, mercredi après-midi à bord d’un premier vol de rapatriement organisé par les autorités d’Accra, dans un contexte marqué par une recrudescence des violences et discours hostiles aux étrangers. Ce départ massif illustre l’inquiétude grandissante au sein des communautés africaines installées dans la première puissance industrielle du continent.

Le gouvernement ghanéen a confirmé que d’autres opérations similaires étaient prévues dans les prochains jours. Au total, environ 800 citoyens ghanéens auraient manifesté leur volonté de rentrer au pays, alors que les manifestations anti-migrants se multiplient dans plusieurs villes sud-africaines.

Cette vague de départs intervient après plusieurs semaines de tensions alimentées par des accusations visant les immigrés africains, régulièrement tenus responsables de la criminalité ou de la crise économique que traverse le pays. Avec un chômage dépassant les 30 %, l’Afrique du Sud reste confrontée à de profondes difficultés sociales qui nourrissent périodiquement des mouvements xénophobes.

Les autorités ghanéennes ont décidé d’agir après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant l’agression présumée d’un ressortissant ghanéen identifié comme Emmanuel Asamoah. Les images, largement relayées, ont provoqué une vive émotion au Ghana et relancé les critiques contre le traitement réservé aux étrangers en Afrique du Sud.

Pour accompagner les personnes rapatriées, le gouvernement d’Accra a annoncé un dispositif d’aide comprenant un soutien financier à la réinsertion ainsi qu’un accompagnement psychologique destiné à faciliter leur retour à la vie sociale et professionnelle.

Du côté sud-africain, les autorités ont indiqué que seule une minorité des personnes évacuées disposait de documents de séjour valides. Selon Pretoria, une grande partie des ressortissants concernés aurait dépassé la durée légale de résidence autorisée sur le territoire. Certaines personnes rapatriées avaient d’ailleurs été retenues dans le centre de Lindela, connu pour accueillir des migrants en situation irrégulière avant leur expulsion.

Face à cette situation, les relations diplomatiques entre Accra et Pretoria connaissent des tensions. Le Ghana avait récemment convoqué l’ambassadeur sud-africain afin d’obtenir des explications sur les violences signalées contre ses ressortissants. Un nouveau vol de rapatriement est déjà annoncé pour les prochains jours.

Au-delà du cas ghanéen, la crise ravive un débat plus large sur la place des migrants africains au sein du continent. Malgré les ambitions d’intégration économique et de libre circulation défendues par l’Union africaine, de nombreux migrants continuent de faire face à des discriminations et à des violences dans certains pays africains.

Le Ghana plaide désormais pour une mobilisation continentale plus forte contre la xénophobie. Les autorités estiment que ces attaques répétées fragilisent les projets panafricains, notamment la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), présentée comme un moteur majeur de l’intégration économique du continent.

Le Nigeria a lui aussi exprimé son inquiétude face aux violences visant certains de ses citoyens en Afrique du Sud et envisage des mesures similaires de rapatriement volontaire.
Malgré les condamnations officielles des violences par le gouvernement sud-africain, le débat autour de l’immigration clandestine demeure extrêmement sensible dans un pays où les inégalités sociales et la précarité continuent d’alimenter les frustrations populaires.

Thom Biakpa

About Author

Articles liés

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Nos Reseaux

35,600FansLike
52SubscribersSubscribe
- Advertisement -spot_img

Economie

POLITIQUE

SOCIETE