La chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a confirmé la condamnation de l’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Ibrahima Chérif Bah, dans une affaire portant sur la disparition de plusieurs millions de dollars des caisses de l’institution.
À l’issue d’une longue procédure judiciaire ouverte à la fin de l’année 2024, l’ex-responsable de la banque centrale a été reconnu coupable de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et d’abus de fonction. Jugé en son absence, il a écopé d’une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme.
La justice lui ordonne également de restituer 10,5 millions de dollars qui auraient été retirés des comptes de la BCRG sans justification comptable durant son mandat. À cette sanction s’ajoutent une amende de 5 milliards de francs guinéens ainsi que la confiscation de ses biens.
Selon ses proches, Ibrahima Chérif Bah réside à l’étranger depuis 2020 pour des raisons de santé. Son absence répétée devant les juges a conduit la CRIEF à poursuivre le procès par contumace. À la suite du verdict rendu le 23 juin, un mandat d’arrêt a été émis à son encontre.
La défense pour sa part, conteste les accusations de détournement. Elle soutient que les fonds concernés auraient été débloqués sur instruction des plus hautes autorités de l’État de l’époque au bénéfice d’une organisation humanitaire internationale. Une explication que l’accusation estime insuffisamment étayée, faute de documents permettant d’en apporter la preuve.
Thom Biakpa




