London Escorts sunderland escorts asyabahis.org dumanbet.live pinbahiscasino.com sekabet.net www.olabahisgir.com maltcasino.net faffbet-giris.com asyabahisgo1.com www.dumanbetyenigiris.com pinbahisgo1.com sekabet-giris2.com www.olabahisgo.com maltcasino-giris.com faffbet.net betforward1.org www.betforward.mobi 1xbet-adres.com 1xbet4iran.com romabet1.com www.yasbet2.net www.1xirani.com www.romabet.top www.3btforward1.com 1xbet https://1xbet-farsi4.com بهترین سایت شرط بندی betforward
vendredi, juillet 3, 2026
spot_img

Burkina Faso : Le gouvernement instaure un contrôle renforcé des organisations humanitaires

Le gouvernement burkinabè poursuit sa restructuration de l’action publique en adoptant un nouveau cadre réglementaire destiné aux organisations humanitaires. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 2 juillet 2026, l’exécutif a validé un décret qui rend désormais obligatoire une procédure d’accréditation pour toutes les structures humanitaires intervenant sur le territoire national.

Portée par le ministère de la Famille et de la Solidarité, cette réforme intervient dans un contexte où le Burkina Faso demeure confronté aux conséquences d’une crise sécuritaire et humanitaire persistante.

Une meilleure maîtrise des interventions humanitaires

À travers ce nouveau dispositif, les autorités entendent disposer d’une vision plus précise des activités menées par les organisations humanitaires. Selon les explications fournies par la ministre Passowendé Pélagie Kaboré, l’accréditation permettra notamment d’identifier les acteurs présents dans chaque région du pays, ainsi que les domaines et les zones géographiques dans lesquels ils interviennent.

L’objectif affiché est d’améliorer la coordination des actions humanitaires et d’assurer une répartition plus cohérente des interventions sur l’ensemble du territoire.

Priorité à l’autonomisation des populations

Le décret introduit également une nouvelle orientation dans l’utilisation des financements humanitaires. Désormais, 60 % des ressources mobilisées devront être consacrées à des initiatives visant à renforcer l’autonomie économique des bénéficiaires.
Les autorités souhaitent ainsi privilégier des actions susceptibles de réduire progressivement la dépendance des populations à l’aide humanitaire, en favorisant des projets générateurs de revenus et des mécanismes de résilience économique.

Autre disposition importante : les organisations humanitaires ne pourront plus diffuser des images montrant des personnes en situation de vulnérabilité recevant des dons. Cette mesure vise à encadrer les pratiques de communication utilisées dans les campagnes de sensibilisation et de collecte de fonds.

Des besoins humanitaires toujours importants

Cette réforme intervient alors que les besoins humanitaires restent considérables dans le pays. D’après le Plan de réponse humanitaire consolidé élaboré par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), environ 4,5 millions de personnes nécessitaient une assistance en 2026. Bien que ce chiffre soit inférieur aux 5,9 millions enregistrés l’année précédente, les besoins demeurent élevés.

Le financement des opérations humanitaires continue par ailleurs de représenter un défi. À la fin de l’année 2025, seulement un tiers des ressources prévues dans le budget annuel de la réponse humanitaire avait été effectivement mobilisé.
Depuis plusieurs années, les attaques menées par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique ont provoqué d’importants déplacements de populations. Les données gouvernementales relayées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) faisaient état de plus de deux millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Plusieurs réformes adoptées lors du même Conseil des ministres

Le décret relatif aux organisations humanitaires s’inscrit dans une série de décisions approuvées au cours de la même réunion gouvernementale. Les ministres ont notamment validé la création de l’Académie technologique du Faso, placée sous l’autorité de la Présidence du Faso, ainsi que celle de CIM-SAHEL, une nouvelle structure chargée de contribuer à la régulation du marché national du ciment.

Le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présenté ces différentes mesures comme faisant partie des réformes engagées dans le fonctionnement courant de l’État.

À ce stade, aucune date officielle n’a encore été annoncée pour l’entrée en vigueur du nouveau système d’accréditation des organisations humanitaires. Les modalités d’application devraient être précisées par des textes réglementaires attendus dans les prochaines semaines.

Thom Biakpa

About Author

Articles liés

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Nos Reseaux

42,000FansLike
21,600SubscribersSubscribe
- Advertisement -spot_img

Economie

POLITIQUE

SOCIETE