À l’approche de la Coupe du monde 2026, une tension inattendue s’invite dans les préparatifs du football sénégalais. En coulisses, ce ne sont ni les choix sportifs ni la logistique qui préoccupent le plus, mais bien une question administrative aux répercussions concrètes : l’accès au territoire américain pour certains dirigeants.
D’après des informations relayées par la presse sénégalaise, plusieurs membres du comité exécutif de la Fédération Sénégalaise de Football n’ont pas obtenu le précieux sésame pour se rendre aux États-Unis, l’un des trois pays hôtes du tournoi aux côtés du Canada et du Mexique. Au moins six demandes de visa ont été rejetées, alors que d’autres restent encore en cours d’examen, laissant planer une incertitude à quelques semaines de l’événement.
Ces refus ne semblent pas isolés ni purement circonstanciels. Ils s’inscrivent dans un durcissement plus large des conditions d’entrée sur le sol américain pour certains ressortissants étrangers. Depuis le début de l’année 2026, le Département d’État des États-Unis a instauré une mesure controversée : l’exigence d’une caution financière significative allant de 5 000 à 15 000 dollars pour l’obtention de visas de type B1-B2. Cette catégorie concerne notamment les déplacements professionnels et institutionnels, directement liés à la présence de délégations sportives.
Pour les responsables sénégalais, cette nouvelle contrainte représente un obstacle de taille, tant sur le plan financier qu’administratif. Elle complexifie davantage des démarches déjà sensibles dans un contexte où la mobilité internationale est devenue un enjeu stratégique pour les fédérations sportives.
Face à cette situation, la FSF explore discrètement des alternatives. Aucune solution officielle n’a encore été annoncée, mais l’objectif reste clair : il faut assurer une représentation institutionnelle du Sénégal lors du rendez-vous mondial. Car au-delà du terrain, la présence des dirigeants joue un rôle clé dans les relations diplomatiques, les échanges sportifs et la visibilité du pays.
Alors que le compte à rebours est lancé avant le coup d’envoi en juin, cette affaire rappelle que les grandes compétitions internationales ne se jouent pas uniquement sur la pelouse. Elles se préparent aussi dans les ambassades, les consulats et les arcanes de la diplomatie.
Thom Biakpa




