Au Mali, le climat reste tendu après une vague d’attaques d’une intensité rare visant des positions clés de l’armée. Trois jours après ces assauts coordonnés, le chef de la transition, Assimi Goïta, a pris la parole pour tenter de rassurer une population plongée dans l’incertitude.
Dans une allocution diffusée à la télévision nationale, il a reconnu la gravité de la situation tout en affirmant que les autorités avaient repris le contrôle. Selon lui, le dispositif sécuritaire a été renforcé et les forces armées sont pleinement mobilisées pour contenir la menace.
Au-delà du volet militaire, le dirigeant malien a replacé ces événements dans une perspective politique plus large. Il a défendu les orientations actuelles du pays, présentées comme un choix assumé en faveur de la souveraineté nationale. Un cap qui, a-t-il souligné, implique des sacrifices mais reste indispensable pour garantir un avenir stable et indépendant.
Face à la montée des tensions, l’appel à l’unité a occupé une place centrale dans son discours. Il a exhorté les citoyens à éviter les divisions internes et à faire bloc dans un contexte qu’il considère comme une épreuve nationale. La lutte contre l’insécurité, a-t-il insisté, « ne pourra aboutir sans une cohésion renforcée entre les différentes composantes de la société ».
Le chef de la transition a également mis en garde contre la propagation de rumeurs, susceptibles d’aggraver la situation. Dans un environnement marqué par l’incertitude et la peur, il a invité la population à faire preuve de calme et de discernement.
Sur le terrain, pourtant, les opérations se poursuivent et la situation reste instable. Les attaques récentes, attribuées à des groupes jihadistes alliés à des factions indépendantistes, ont causé la mort de plusieurs dizaines de personnes, civiles et militaires. Dans certaines partie du nord et du centre, les groupes armés conserveraient une capacité de nuisance élevée, alimentant les craintes d’une dégradation prolongée.
Malgré les assurances officielles, l’équilibre sécuritaire demeure fragile, et l’évolution des prochains jours sera déterminante pour mesurer l’efficacité de la riposte engagée par les autorités maliennes.
Thom Biakpa




