La cour d’appel de Paris a rendu sa décision ce mardi 7 juillet dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national. Marine Le Pen a été condamnée à une peine de trois ans d’emprisonnement, dont deux ans assortis d’un sursis. La dernière année sera exécutée sous la forme d’un placement sous bracelet électronique.
L’ancienne présidente du Rassemblement national écope également d’une amende de 100 000 euros ainsi que d’une peine d’inéligibilité de 45 mois, dont 30 mois avec sursis. Cette décision lui laisse la possibilité de briguer la présidence de la République en 2027.
En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis, ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité.
Au total, onze autres membres du Rassemblement national étaient également jugés dans cette affaire.
La députée du Pas-de-Calais est poursuivie pour détournement de fonds publics. La justice lui reproche d’avoir utilisé, entre 2009 et 2016, des crédits du Parlement européen pour rémunérer plusieurs assistants parlementaires qui auraient en réalité exercé leurs fonctions au profit du Front national.
Lors du procès en appel, le parquet général avait requis une peine de quatre ans de prison, dont un an sous bracelet électronique et trois ans avec sursis. Il avait également demandé une amende de 100 000 euros ainsi que cinq ans d’inéligibilité, sans exécution provisoire. Selon le ministère public, Marine Le Pen aurait occupé une place centrale dans un dispositif ayant conduit au détournement de 1,4 million d’euros de fonds européens.
Sur le plan politique, cette condamnation ne l’empêche pas de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Marine Le Pen avait toutefois indiqué auparavant qu’elle ne souhaitait pas mener une campagne présidentielle tout en étant placée sous bracelet électronique. Elle doit prendre la parole ce mardi soir à 20 heures, afin de réagir à cette décision.
Thom Biakpa




