Dans la nuit du 31 mars, la capitale économique du Burundi a été frappée par une catastrophe d’une rare violence. Un incendie survenu dans un important dépôt de munitions à Bujumbura a provoqué une série d’explosions dévastatrices, semant la mort et la panique dans plusieurs quartiers environnants.
Si aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, des sources militaires évoquent une tragédie d’ampleur exceptionnelle. Un haut responsable de l’armée parle de « dizaines et des dizaines de morts », tandis que le nombre de blessés pourrait se compter en centaines, voire davantage. Sur le terrain, les secours font face à une situation chaotique, compliquée par la persistance de foyers d’incendie et des explosions sporadiques.
Le sinistre s’est déclaré au sein du principal arsenal militaire du pays, situé dans le camp base, au sud de la ville. Cette installation stratégique, qui stocke notamment des armes lourdes et des munitions, est implantée dans une zone densément peuplée, aggravant considérablement l’impact de l’accident sur les populations civiles.
Selon des témoignages recueillis auprès des forces de sécurité, le feu aurait atteint une section contenant des armements lourds, déclenchant immédiatement de puissantes détonations. Les projections et éclats ont ensuite propagé l’incendie à d’autres zones de stockage, incluant des munitions légères mais aussi des biens logistiques tels que des médicaments, des vivres et du matériel destiné à d’autres camps militaires.
Au lever du jour, une grande partie de la zone touchée présentait d’importants dégâts matériels. De nombreuses habitations ont été endommagées, parfois lourdement, par les explosions. Les autorités redoutent un bilan humain encore plus élevé à mesure que les opérations de secours progressent.
Alors que les flammes ne sont pas totalement maîtrisées, la priorité reste désormais la sécurisation du site et la prise en charge des victimes, dans un contexte de forte tension et d’émotion à travers la ville.
Thom Biakpa




